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Accastillage : n. masc. Désigne
l'ensemble des pièces constituant l'équipement d'un bateau.
Autrefois, il s'agissait des parties émergées d'un bâtiment.
Etym. Castillo, château en espagnol. La voile, c'est la vie
de château.
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Alidade : n. fém. Machin grâce
auquel, agrippé au compas tout en essayant de ne pas vomir, on vise
un château d'eau qu'on prend pour une église ou réciproquement.
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Amarre : n. fém. Gros bout de
chanvre ou de nylon qui refuse obstinément de se faire appeler corde
ou cordage. Le bateau, c'est un peu comme la maison d'un pendu, on n'y prononce
pas certains mots.
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Ancre : n. fém. Pièce
maîtresse de la ligne de mouillage à laquelle viennent se greffer
cordage et chaîne, l'ancre se caractérise par son poids : 40
à 60 kilos pour un bateau de 25 mètres. Il ne vaut donc mieux
pas se la prendre sur les pompes, et surtout ne pas prendre au pied de la
lettre les consignes du skipper, quand il donne l'ordre de la jeter. On
a vu des équipiers, pas très amarinés, faire perdre
du temps à tout le monde lorsqu'il a fallu plonger pour récupérer
ladite ancre, la repérer et la remonter.
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Annexe : n. fém. L'annexe porte
assez mal son nom, car elle est loin d'être un équipement superflu.
C'est grâce à elle que vous pourrez rejoindre la côte
ou faire des photos de vacances inoubliables de votre embarcation dans le
soleil couchant. Elle apporte également des joies merveilleuses :
instable, elle vous débarrasse instantanément d'équipiers
indésirables (si possible en tenue de gala pour une bordée),
facétieuse, elle égare volontiers son moteur dans l'eau.
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Anode : n. fém. Blocs de zinc
fixés sur les oeuvres vives faisant office d'électrode à
potentiel positif pour éviter la corrosion électrolytique.
Plus décoratif que réellement efficace.
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Ariser : vb. Réduire
la toile. Ex. : quand Zorro diminue la longueur de sa cape, on dit que "Zorro
est arisé".
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Avale-tout : n. masc. Anneau
servant à diriger le passage d'un bout. Publicité mensongère
: à part le bout, n'avale rien d'autre (même pas des raviolis
en boîte bien mijotés à l'eau de mer).
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Aviron : n. masc. Manche au
bout duquel on a fixé une pelle plate à un bout et un crétin
à l'autre extrémité. Ressemble furieusement à
une rame, mais c'est un secret.
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Bande de ris : n. fém.
Partie d'une voile qu'on entend soustraire à l'action du vent en
l'enroulant autour d'une vergue ou d'une bôme. Un truc pour les tapettes.
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Balancine : n. fém. Bout de
survie servant à retenir la bôme par son extrémité
libre. Peine perdue, la bôme finira tôt ou tard dans la tronche
d'un équipier.
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Barbotin : n. masc. roue dentée
permettant aux maillons de la chaîne d'ancre de venir s'y engrener.
si elle avait été inventée par un dénommé
Xuenylom, elle porterait ce nom. A fort heureusement jailli du cerveau d'un
homme au nom prononçable par tous les temps : M. Barbotin.
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Barre : n. fém. 1- Peut être
franche ou à roues, mais dans tous les cas est considérée
comme assez indispensable par le marin expérimenté. 2- Avoir
la barre : être de quart avec la serveuse du troquet du coin.
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Barrot (ou bau) : n. masc. Poutre
centrale soutenant les ponts d'un navire ou le sous-vêtement du skipper
(au réveil). Ex. : "Ce matin j'avais un sacré barrot
(ou bau)".
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Batterie : n. fém. 1- Anciennement
ensenble des canons d'un pont. 2- Aujourd'hui, elle est en panne : plus
de lumière, plus de pompe à eau, plus de radio. 3- demain,
c'est pareil.
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Beaupré : n. masc. Mât
placé à l'avavt, plus ou moins obliquement, plus ou moins
long, plus ou moins utile. Ex. : A l'avant d'une BMW 320i, c'est assez inutile.
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Bisquine : n. fém. Embarcation
typique de la baie du Mont Saint-Michel, de Cancale ou de Granville. Fine,
racée, élégante, bref idéale pour la pêche
aux coquille Saint-Jacques ou aux estivantes bronzées.
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Bôme : n. fém.
Sorte de batte de base-ball fixée perpendiculairement au mât,
et qui, lors d'un empannage, cherche indiscutablement à taper bien
fort dans votre tête. Elle sait néanmoins se transformer en
amie du marin philosophe en devenant un confortable hamac - à l'aide
du creux de la grand voile - à l'occasion des longs bords au vent
portant.
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Bord : n. masc. Côté
ou flanc d'un navire (synonyme de bordé). Par extension, désigne
l'ensemble du navire ("A bord c'est toi le plus con"). Si l'expression
est trop prononcée, on finit par-dessus bord.
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Bosse : n. fém. 1- Cordage
utilisé lors des manoeuvres de remorquage. 2- Principale conséquence
d'une rencontre inopportune avec une bôme. 3- "Tu bosses ?"
Marque d'étonnement absolu.
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Bordée : n. fém.
1- Route que suit un navire entre deux changements de bord. 2- Subdivision
d'un équipage à bord. 3- Ribouldingue à terre où
le marin finit par devenir un peu pénible sur les bords.
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Bout : n. masc. Bout de corde
dont on prononce le "t". Plus gros qu'une garcette ou qu'une drisse,
mais plus petit qu'une amarre, ou que le jardin de mon oncle.
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Brassière : n. fém.
Sorte de chemise inélégante, destinée, dans l'eau froide,
à prolonger de vingt bonnes minutes l'agonie du condamné.
Pas facile en plus d'allumer la dernière cigarette.
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Brise-lames : n. masc. Déflecteur
situé à l'avant d'une embarcation et servant à empêcher
les vagues d'envahir le cockpit et les raviolis (théoriquement).
A ne pas confondre avec le brise-burnes qui n'empêche aucune catastrophe
mais les provoque.
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Brick : n. masc. Ancêtre
du cargo, assurant le cabotage de port en port. On qualifie ses lignes de
"robustes", euphémisme pour dire qu'on le trouve assez
moche. Mais il est vieux et on ne casse pas des bricks.
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Cacatois : n. masc. Désigne
tout à la fois une voile carrée située au-dessus du
perroquet et le mât qui la soutient. A fait marrer des générations
d'enfants pour sa proximité phonétique avec des excréments
d'oiseaux.
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Carène : n. fém.
syn. "Oeuvres vives". La coque, en langage courant. Une
carène ça se sable, ça se lisse, bref ça se
prépare pour glisser le mieux possible dans l'eau. Etym. carina
"coquille de noix" (et c'est vrai).
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Catégorie de navigation : n.
fém. Classification d'une embarcation en fonction de sa taille et
de son équipement, destinée à spécifier son
usage et le type de navigation autorisée. Manureva et le
Titanic sont étonnamment logés à la même
enseigne (catégorie veuve éplorée et tout le toutim).
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Chaîne : n. fém.
Ligne métallique composée d'une multitude d'anneaux enserrés
les uns dans les autres. La chaîne d'ancre est la seule que l'on reçoive
bien à bord (avec la hune).
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Chaise de mât : n. fém.
Cet ustensile indispensable pour intervenir dans la mâture tient en
réalité plus du harnais que du siège. Mais c'est le
seul endroit du bord qui paraisse vivable après dix jours passés
en mer, surtout si l'équipage est en partie composé de femmes
ou de philosophes bavards. Nautamine indispensable dès que ça
bouge un peu.
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Chandelier : n. masc. Support
maintenant les filières en hauteur tout autour du bateau. Si on est
totalement désoeuvré, on peut y fixer des bougies.
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Charnier : n. masc. Délicieuse
appelation du réservoir d'eau douce. Ah ! proverbiale poésie
des gens de mer.
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Château : n. masc. Superstructure
située au dessus de la ligne de flottaison et du pont. Peut être
joliment agencée (pont-levis, mâchicoulis, étang, canards,
le genre cossu).
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Chaumard : n. masc. Pièce
métallique fixée à la coque et utilisée pour
guider les amarres. Lorsqu'il est très résistant, on parle
de chaumard de longue durée.
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Chute : n. fém. Désigne
la partie d'une voile théoriquement libre de toute fixation. En pratique,
ce bord ayant toujours tendance à battre, on y trouvera toujours
un dispositif de réglage assimilable à une fixation. Les marins
nomment même ce qui n'existe pas !
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Claire-voie : n. fém.
Panneau vitré destiné à apporter la lumière
du jour là où elle ne pourrait pénétrer. On
peut y attendre des heures le passage d'une fille en jupe. Peine perdue.
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Clipper : n. masc. Bijou de
haute technologie destiné à concurrencer la vapeur grâce
à ses lignes taillées pour la vitesse et sa coque en fer.
Souvenez-vous de "Clipper le dauphin", comme il nageait vite.
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Cockpit : n. masc. Compartiment
du voilier (mal) aménagé dans lequel on trouve : un salon,
une salle à manger, un bureau, une cuisine, une chambre, un dressing,
un dressing, une entrée, un vestibule, un patio et une confortable
salle de bain.
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Coupée : n. fém.
1- Ouverture pratiquée dans le bordé pour permettre l'accès
au pont ou au quai. 2- Punition légitime pour le voleur du dernier
paquet de Pépitos, dont l'avant-bras sera sectionné au niveau
du coude.
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Dame de nage : n. fém.
Pièce métallique sur laquelle on pose l'aviron. Les dames
sont là pour faire ramer le marin.
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Demi-coque : n. fém.
Très jolie maquette d'une coupe longitudinale des oeuvres vives.
Les demi-sels limitent leur amour de la marine à son acquisition.
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Dérive : n. fém.
Quille du pauvre, destinée à empêcher un dériveur
de justifier son nom.
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Descente : n. fém. 1-
Panneau d'entrée auquel on fixe une échelle afin de descendre
dans les fonds. 2- Bonne descente, cale sèche, dans le cas
du marin.
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Drisse : n. fém. Bout
avec lequel on hisse les voiles. Enième avatar marin de la cordelette,
de la ficelle et de la corde.
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Dunette : n. fém. 1-
Gaillard d'arrière pas très balaise. 2- Petite dune portative
pour les nostalgiques du désert à poser sur la cheminée
du salon du yacht.
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Ecoute : n. fém. Une
drisse pour hisser les voiles, mais une écoute pour les orienter
: encore et toujours de la cordelette.
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Entrepont : n. masc. Espace
confortable situé entre la cale et le premier pont. Sorte de rez-de-chaussée.
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Espar : n. masc. Désigne
toute pièce importante d'un grément : un mât, une bôme,
un tangon. Peut donc être en bois, en plastique ou en métal.
Etym. : du peshmerga esparos : "sui fait mal à la tête"
(NB : même pas vrai).
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Etai : n. masc. Câble
assurant l'équilibre d'un mât en contrebalançant l'effet
des haubans. sans lui, on démâte à brêve échéance.
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Etrave : n. fém. Partie
avant d'un navire qui en forme la proue. Première au courant de la
collision avec un super tanker qui ne s'est rendu compte de rien.
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Fanal : n. masc. Le fanal est
à la lanterne ce que le cordage est au bout.
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Fardage : n. masc. 1- Dispositif
de protection de la cargaison dans les cales afin qu'elle ne se mouille
pas. 2- Ensemble des parties émergées donnant prise au vent.
3- Désigne, en somme, tout et son contraire, exemple, pour une fois,
d'iprécision flagrante, isn't it ?
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Fémelot : n. masc. Pièce
du gouvernail servant à le maintenir en se fixant dans son complément
mâle (donc noble), appelé aiguillot.
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Feu de position : n. masc. Vert
à bâbord, rouge à tribord, blanc à l'arrière,
sans variation ni fantaisie possible. La voile, c'est pas le Kama-Sutra
rapport aux positions.
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Filière : n. fém.
Câble d'acier ceinturant l'embarcation pour donner l'impression aux
équipiers qu'ils ne peuvent pas tomber à l'eau. Bonne blague
de marin en somme.
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Filoir : n. masc. Pièce
de bois destinée à faciliter les amarrages, et autour de laquelle
on enroule "du fil". On en déduit que les marins prennent
les aussières pour du fil à coudre.
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Flottaison : n. fém.
Endroit de la carène qui marque la limite entre l'eau et l'air quand
le bateau est chargé. S'il se trouve au milieu du grand mât,
faire demi-tour.
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Foc : n. masc. Voile triangulaire
fixée à l'avant du bateau sur un étai. Plusieurs dérivés
possibles : clinfoc, grand foc, trinquette, petit foc, bébéfoc
(cf. ci-après "fourrure").
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Fourrure : n. fém. Protection
des oeuvres mortes constituée de toile ou de filin goudronné.
Précision : il n'y a pas que les oeuvres mortes qui portent de la
fourrure, il y a aussi les vieilles peaux.
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Gaffe : n. fém. Sorte
de pelle dont on n'aurait gardé que le manche et au bout duquel on
aurait fixé un anneau, le tout dans le but de repêcher sa casquette
de yachtman.
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Gaillard : n. masc. Château
où l'on loge gratuitement l'équipage. Autrefois on distinguait
le gaillard d'avant du gaillard d'arrière (le premier était
brun frisé, le second plutôt rouquin). Ce dernier a été
remplacé par la dunette (on n'aime pas les rouquins à bord).
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Génois : n. masc. Foc
balaise. Sa surface de toile est généralement supérieure
à celle de la grand-voile.
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Goélette : n. fém.
Tire son nom du goéland et son élégance de ses deux
mâts légèrement inclinés vers l'arrière.
De nombreux bateaux ont fini par porter ce nom sans en avoir les caractéristiques
(le Thomas Lawson avait 7 mâts, c'est n'importe quoi).
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Grappin : n. masc. Il existe
deux sortes de grappins : ce terme désigne soit une espèce
d'ancre qui sert au mouillage des embarcations, soit une griffe jetée
dans le gréement du bâtiment que l'on a l'intention d'aborder.
Lorsque vous avez mis le grappin sur une conquête du sexe opposé,
vérifiez bien que vous utilisez le type de matériel approprié
aux circonstances.
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Gréement : n. masc. Désigne
toutes les voiles, vergues, poulies, bouts, drisses, écoutes ou autres
cordelettes embarqués par un navire, et servant à sa manoeuvre
ou à sa propulsion, à l'exception notable du pack familial
de flageolets en boîte.
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Hampe : n. fém. Support
du pavillon national situé en poupe, et sur lequel on envoie les
couleurs la larme à l'oeil, la nuque raide, le regard perdu vers
l'immensité où tant de compagnons sont morts au combat.
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Hanais : n. masc. Petit bout
destiné aux travaux de matelotage. Incroyable ! Encore un autre nom
pour du cordage.
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Hauban : n. masc. Parce qu'un
mât ne tient pas en place sans eux. Du scandinave hofüd-benda
(attaché au mât). Par Thor !
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Hauts : n. masc. Toute chose
située au dessus du pont se trouve ipso facto dans les hauts,
sauf Laurence Olivier qui lui joue dans Les Hauts de Hurlevent.
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Hunier : n. masc. Voile carrée
fixée sur le mât de hune, servant de voile de cape par mauvais
temps. La hune était une plate-forme sur laquelle était installée
la vigie ("keskiyacesoir sur la hune ?", question rituelle à
bord).
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Immatriculation : n. fém.
Numéro sous lequel une embarcation est enregistrée auprès
des Affaires Maritimes et servant à son identification. Etym. Du
latin matrix (registre), comme au cinéma.
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Insubmersible : adj. Notion
à manier avec une certaine prudence, voire avec scepticisme, puisque
le Titanic l'était en théorie. A l'origine des recherches
sur l'insubmersibilité, plusieurs solutions avaient été
imaginées, dont l'une consistait à remplir les cales des navires
de barriques vides (authentique). Poursuivant les recherches avec opiniâtreté,
les plaisanciers d'aujourd'hui continuent à vider des tonneaux, au
cas où cette piste (prometteuse) finirait par aboutir.
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Inventaire : n. masc. Opération
fastidieuse mais néanmoins indispensable à la prise de possession
d'un bateau de location au début des vacances, et surtout à
la récupération de sa caution à leur fin. Attention,
aller piquer en fin de séjour sur le bateau des autres ce que vous
avez détruit ou balancé à la mer sur le vôtre
est contraire à l'étiquette de la navigation.
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Manille : n. fém. Toute
capitale des Philippines qu'elle soit, le rôle de la manille est réduit
à bord à celui de minuscule mousqueton.
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Mât : n. masc. Soutient
l'ensemble du matériel de propulsion. La plupart des marins y tiennent
énormément. Mât de fortune : Quand on en a, mais une
mauvaise.
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Membrure : n. fém. 1-
Désigne l'ensemble des membres du bord, c'est-à-dire ce qui
en forme l'ossature. 2- Par décision du Webmaster, aucune vanne ne
sera tolérée sur cette histoire de membre. 3- Dommage.
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Misaine : n. fém. 1-
Mât avant d'une goélette, d'un brick ou de tout autre voilier
de plus de deux mâts. 2- "Si t'as une brick, t'es pas dans la
misaine", proberbe breton (ou peut-être auvergnat).
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Monocoque : adj. / n. masc.
Bateau n'ayant qu'une seule coque. Dit comme ça, on a l'impression
que c'est un handicap (famille monoparentale, individu mononeuronal, etc).
Les marins s'en sont toutefois contentés pendant des siècles.
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Mousqueton : n. masc. Avatra
géant de la manille, constitué comme elle d'un anneau ouvrable
à volonté. S'est porté à une époque à
la ceinture pour faire style genre.
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Oeuvres mortes : n. fém.
1- Partie émergée de la coque, autant dire méprisable.
2- Destin fréquent des prétentions artistiques des marins
au long cours (journal, roman, demi-coque ...).
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Oeuvres vives : n. fém.
1- Partie immergée de la coque, celle qui bosse. 2- Compliment réservé
aux ouvrages de référence (comme ce glossaire).
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Osmose : n. fém. Réaction
chimique des coques plastiques qui, contrairement à ce que le néophyte
pense, ne sont pas étanches à 100% à l'eau de mer.
Celle-ci pénètre ainsi à la longue dans la résine
de polyester, provoquant bulles et cloques à la grande satisfaction
du propriétaire. Pour y remédier, on sable, on pèle,
on sèche, on met de l'époxy. Puis on recommence parce que
ça n'a pas bien marché. Puis on revend son bateau parce qu'on
est dégoûté. Puis déprimé, on perd son
boulot, sa femme et ses gosses. Enfin rien de bien sérieux.
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Packet : n. masc. D'origine
anglaise. Navire de messagerie transportant des colis, du courrier mais
aussi des passagers. Accepte à l'occasion des paquets d'eau de mer
en quantité raisonnable.
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Panneau : n. masc. Fermeture
des écoutilles. Par extension, ouverture pratiquée dans le
pont d'un navire. Si l'on met une affiche dessus, cela ne devient pas pour
autant un panneau publicitaire.
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Pare-battage : n. masc. Le pare-battage
est au voilier à quai ce que le pare-choc est à la voiture
en stationnement. Chacun sait, du moins au volant de sa voiture, que les
pare-chocs ne sont guère efficaces à grande vitesse. Il semblerait
en revanche que certains plaisanciers continuent à trouver plus prudent
de naviguer tous pare-battages sortis, afin d'amortir un choc avec ve pétrolier
en relèvement fixe.
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Pas : n. masc. L'hélice
est une vis qui tourne à droite (pas dit "à droite")
ou à gauche (pas dit "à gauche"). Pour le plaisancier
moyen, la suite est nettement plus mystérieuse. En effet, par une
espèce de phénomène paranormal, le pas à droite
facilitera les manoeuvres en marche arrière sur bâbord, et
réciproquement. De toutes façons, vous découvrirez
rapidement, que quel que soit le sens de votre manoeuvre, le pas vous sera
toujours défavorable.
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Pavois : n. masc. A l'origine
(italienne, pavese, de Pavie); désignait un bouclier de
cérémonie sur lequel on promenait les chefs, typiquement Abraracourcix.
S'est appliqué ensuite à des ornements festifs : drapeaux,
toiles d'apparat fixées de part et d'autre du bord.
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Perroquet : n. masc. 1- Voile
haute située au dessus des huniers. Existe en version "petit"
ou "grand". 2- Au cinéma, animal de (mauvaise) compagnie
des marins au long cours. 3- Pastaga plus menthe, servir bien frais.
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Placard : n. masc. 1- Lorsqu'une
voile commence à s'user, on y met une pièce dite placard.
2- Endroit où l'on met les cadres usés, dans la marine ou
ailleurs.
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Plat bord : n. masc. Ceinture
de bois ou de métal appliquée sur le bordé et servant
généralement de main courante. Comme c'est plat, la course
des doigts est ainsi rendue moins fatigante.
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Pont : n. masc. 1- Endroit plat
sur lequel on circule, on se promène, on vomit (pont en teck).
2- Poste d'observation pour voir passer ceux qui prennent la mer pour voir
passer ceux qui prennet la mer (pont de Saint-Nazaire). 3- Quand
1 et 2 se rencontrent, 1 n'a pas consulté les horaires des marées.
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Poupe : n. fém. Partie
la plus éloignée de la proue. Ex. : Cameron Diaz a une jolie
poupe.
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Taquet : n. masc. 1- Pièce
d'accastillage servant à frapper (fixer) des manoeuvres. 2- Mettre
un taquet, récompense pour un équipier exceptionnel.
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Terre-neuvas : n. masc. Morutier
gréé en trois-mâts goélette et pouvant ramener
après six mois de pêche, plus de 200 000 morues. Pas facile
de faire mieux, sauf avec un yacht à Saint-Tropez, et encore.
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Tirant d'eau : n. masc. Hauteur
mesurant la distance entre le point le plus bas de la quille et la ligne
de flottaison. Ne pas confondre avec le tyran d'eau, surnom de nombreux
skippers.
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Toile : n. fém. Terme
affectueux désignant familièrement une ou l'ensemble des voiles.
Comme le sel marin, toujours plus facile à ajouter qu'à enlever.
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Tonneau : n. masc. Unité
de mesure des embarcations égale à 2,83 m3 ; à consommer
avec modération.
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Trapèze : n. masc. Matériel
d'équilibriste du rappel composé d'une ceinture, d'un câble
d'acier, d'un crochet et d'un appareil photo : "Regardez les mecs le
shampooing que je me fais pas !".
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Trimaran : n. masc. 1- Une coque
au milieu et deux flotteurs latéraux. 2- Calembour trimaran : comme
son nom l'indique.
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